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Les îles du santal

Librairie Mollat, entretien avec Naly Razakandraïbé

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Vidéo de la présentation :  https://vimeo.com/19792794

 

Voici le texte introductif de Naly :

Un bateau livre. Premières lignes, premières chutes. Dans le même mouvement, nous voici dans l’action. Une écriture efficace, prenante. Une lecture vivante comme peut l’être un spectacle, un film. Serge Legrand-Vall ne s’alourdit pas de psychologisme. L’intention est narrative. L’enjeu se joue tout en joie. Une allégresse de sensations, une jubilation quiète, la luxuriance d’un vocabulaire tout en voyelles et à chaque page un parfum, un courant d’air porté aux narines du lecteur… On lit aussi avec son nez. Comme les yeux détectent le mouvement dans l’immobilité d’une écriture. Le nez attrape la vie dans l’invisibilité d’un effluve. Ces bouffées de lecture font cette allégresse et nous poussent tel un bateau livre d’une Lisle à d’autres. De Lisle-sur-Tarn, la bourgade tarnaise où Alban vit, Aux îles Henua Enana, le Pays des hommes, les îles Marquises selon d’autres hommes. Avec le jeune mousse, le lecteur respire ce voyage et l’on se grise à tourner les pages. Après une seconde chute dans le port de Bordeaux et celle évitée de justesse sur le Tarn, il devra s’agir pour Alban d’être vigilant pour la suite. Mais bon… L’auteur invite et l’écriture incite à garder tous nos sens en éveil. Si ce roman est initiatique, il l’est assurément d’abord pour son auteur. Premier roman comme un baptême. S’il fallait un parrain dans une filiation littéraire d’auteur-conteur, André Dhôtel, forcément hospitalier, pourrait être celui-ci et Gaspard, personnage central de son roman “Le pays où l’on n’arrive jamais”, prix Femina en 1955, une doublure d’Alban. Même profil de héros, même filon d’aventure, même fil narratif tressé de poésie. Ici, sur l’océan Pacifique, comme dans la forêt ardennaise de Dhôtel, le voyage est littéralement un prétexte pour nous conduire, dans un vrai plaisir de lecture, vers un en dedans de soi où se déploie le destin des personnages fictifs et celui de qui l’écrit. Chaque livre est une île dans la mer intime de nos lectures. Par-dessous les vents et les courants, toutes communiquent entre elles. Lecteurs, clandestins par définition, nous attendons la prochaine île de littérature, nouvelle destination de cet auteur accoucheur et accouché. Alors, à nouveau, nous voyellerons avec lui. Un seul mot d’ordre, de luxe, de calme et de volupté à l’annonce de ce futur accouchement dont il sera à la fois le père et le fils. Une injonction amicale et exotique empruntée aux cousins du Pays des hommes : Va, y nais !

Naly Razakandraïbé

 

 

 

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    SergeLV2w

     

     

    Serge Legrand-Vall en dix dates

     

    1958. Naissance à Montauban.

    1964. De l’Ariège à la Normandie, changement de décor et de patronyme.

    1976. École Supérieure des Arts appliqués Duperré / Paris.

    Auditeur libre en Ethnologie, civilisations amérindiennes / Paris VII Jussieu.

    1986. Ateliers Cinématographiques Sirventès, écriture scénaristique / Toulouse. 

    1995. Bordeaux.

    2005. Toulouse Bordeaux l’un dans l’autre (essai), première publication

    2011. Les îles du santal, premier roman suivi d'une résidence d'écriture aux îles Marquises pour La part du requin.

    2013. La rive sombre de l’Ebre.

    2018. Résidence d'écriture à Barcelone pour Reconquista, avec le soutien de la région Nouvelle-Aquitaine.

    2022. Un oubli sans nom.

     

    Plus :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Legrand-Vall

    Les avis de lecteurs :

    https://www.babelio.com/auteur/Serge-Legrand-Vall/111133

    L'actu :

    https://www.facebook.com/serge.legrandvall

    Les livres en stock dans les librairies indépendantes :

    https://www.placedeslibraires.fr/

    Et les indispensables : 

    https://www.editionsin8.com/

    https://www.editionselytis.com/ 

  • D'abord pourquoi vendredi écriture ?

    Pour écrire, pendant une vingtaine d'années, j'ai défendu comme une citadelle assiégée mon vendredi. Le siège a été levé en 2020 et j'écris désormais tous les jours si je veux. Mais c'est grâce à tous ces vendredis que j'en suis arrivé là. 

     

    À propos de mon rapport au vrai et à l'imaginaire dans l'écriture,

    je ne résiste pas au plaisir de vous livrer cet extrait du monde selon Garp de John Irving :

    “Il attendait le moment où elle lui demanderait : et alors ? Qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui est inventé ? Il lui dirait alors que rien de tout ça n'avait la moindre importance ; Elle n'avait qu'à lui dire tout ce qu'elle ne croyait pas. Il modifierait alors cette partie. Tout ce qu'elle croyait était vrai ; tout ce qu'elle ne croyait pas devait être remanié. Si elle croyait toute l'histoire, dans ce cas, toute l'histoire était vraie.” 

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