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Reconquista

Reconquista

“Je ne choisis pas mes sujets, ils me choisissent ; les livres viennent me demander à être écrits.”

Marie Darrieussecq 

 

C’est en septembre 2013, lors de la présentation de mon roman “La rive sombre de l’Ebre” à la médiathèque de Seix (Ariège), que j’ai fait la connaissance d’Emilia Sánchez. Fille de réfugiés espagnols, Emilia m’a confié ce jour-là le dossier qu’elle avait constitué sur le projet utopique et méconnu auquel avait participé son père en 1944. Il s'agissait d'initier avec une poignée de volontaires la libération de l’Espagne du joug franquiste, à partir du Val d’Aran. Dans l'espoir que Français et Alliés aideraient les guérilleros espagnols à mener l'opération à son terme. Dépourvue du moindre appui, l'épopée s'est soldée par un fiasco.

Désireuse que cette histoire ne tombe pas dans l’oubli, Emilia Sánchez avait pensé que peut-être, ces éléments pourraient m'intéresser et me donner envie d’écrire sur ce sujet.

Elle ne s’est pas trompée.

Un peu plus de trois ans après ma rencontre avec Emilia, j’ai décidé de relire ses documents et de me renseigner plus largement sur cette période. J’en ai conclu qu’il y avait là non seulement un témoignage unique dont j’étais dépositaire, mais aussi une piste de roman, qu’il ne me restait plus qu’à imaginer.

J’ai donc installé dans le cadre offert par Emilia un personnage déchu, ancien policier républicain brisé par la défaite et l’exil, en colère contre tout et surtout contre lui-même, qui va mener au moyen de cette opération de reconquête, son propre combat intérieur. 

 

Ce projet a été servi par une chance inattendue, puisqu'il m'a valu une bourse d'écriture allouée par la région Nouvelle Aquitaine ; je séjournerai donc à plusieurs reprises dans le Val d'Aran ainsi qu'à Barcelone en 2018. Je m'immergerai en particulier dans cette cité que je connais mal et où débute l'histoire de mon personnage principal, dans les années qui précèdent la retirada.

Le fait que Barcelone soit la ville originelle de mes ascendants espagnols est bien entendu une pure coïncidence. 

 

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    SergeLV2w

     

     

    Serge Legrand-Vall en dix dates

     

    1958. Naissance à Montauban.

    1964. De l’Ariège à la Normandie, changement de décor et de patronyme.

    1976. École Supérieure des Arts appliqués Duperré / Paris.

    Auditeur libre en Ethnologie, civilisations amérindiennes / Paris VII Jussieu.

    1986. Ateliers Cinématographiques Sirventès, écriture scénaristique / Toulouse. 

    1995. Bordeaux.

    2005. Toulouse Bordeaux l’un dans l’autre (essai), première publication

    2011. Les îles du santal, premier roman suivi d'une résidence d'écriture aux îles Marquises pour La part du requin.

    2013. La rive sombre de l’Ebre.

    2018. Résidence d'écriture à Barcelone pour Reconquista, avec le soutien de la région Nouvelle-Aquitaine.

    2022. Un oubli sans nom.

     

    Plus :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Legrand-Vall

    Les avis de lecteurs :

    https://www.babelio.com/auteur/Serge-Legrand-Vall/111133

    L'actu :

    https://www.facebook.com/serge.legrandvall

    Les livres en stock dans les librairies indépendantes :

    https://www.placedeslibraires.fr/

    Et les indispensables : 

    https://www.editionsin8.com/

    https://www.editionselytis.com/ 

  • D'abord pourquoi vendredi écriture ?

    Pour écrire, pendant une vingtaine d'années, j'ai défendu comme une citadelle assiégée mon vendredi. Le siège a été levé en 2020 et j'écris désormais tous les jours si je veux. Mais c'est grâce à tous ces vendredis que j'en suis arrivé là. 

     

    À propos de mon rapport au vrai et à l'imaginaire dans l'écriture,

    je ne résiste pas au plaisir de vous livrer cet extrait du monde selon Garp de John Irving :

    “Il attendait le moment où elle lui demanderait : et alors ? Qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui est inventé ? Il lui dirait alors que rien de tout ça n'avait la moindre importance ; Elle n'avait qu'à lui dire tout ce qu'elle ne croyait pas. Il modifierait alors cette partie. Tout ce qu'elle croyait était vrai ; tout ce qu'elle ne croyait pas devait être remanié. Si elle croyait toute l'histoire, dans ce cas, toute l'histoire était vraie.” 

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